L'évolution de La Chapelle sur Oudon
des première cartes aux vues aériennes et aux images satellitaires
Vers 1740 : un bourg-église au bord de l'Oudon (carte de Cassini)
Sur la carte de Cassini, « la Chapelle sur Oudon » est signalée par un petit clocher, sur la rive de l'Oudon, dont le tracé double et pointillé suggère déjà une rivière a
ménagée ou longée par une voie. Autour du bourg, le territoire est parsemé de hameaux et de fermes isolées : la Conillère, la Plesse, le Tremblay, les Gaudines, Bouju. On y voit aussi plusieurs moulins, dont un moulin à vent près de la Turlière. Le bourg est donc modeste, entouré d'un habitat dispersé, ce qui est typique du bocage angevin. Andigné, à l'est, apparaît comme un bourg voisin un peu plus marqué.
1826 : le bourg fixé par le plan napoléonien
Le plan napoléonien donne la première image précise du village. La Chapelle sur Oudon forme un noyau très compact, resserré sur la rive sud de l'Oudon, face à la commune de Louvainnes, qui s'écrit à l'époque avec deux "nn". Une route droite, large et rectiligne, traverse le territoire en diagonale et passe juste au sud du bourg, qui se trouve ainsi à la fois près de la rivière et près d'un grand axe de circulation. Sur la gauche du plan apparaît un domaine avec un château, une grande avenue et un bassin circulaire, qui correspond au Château à la Lorie, nom de la famille Constantin de la Lorie qui a fait construire l'église Saint-Martin. Autour du village, les hameaux des cartes de Cassini sont toujours là, avec les mêmes noms : le Tremblay, les Gaudines, la Plesse.
1866 : la carte d'état-major, un bourg stable dans un paysage rural
Quarante ans plus tard, la carte d'état-major montre peu de changements. Le bourg reste compact, à côté d'un moulin et du passage sur l'Oudon, et quelques maisons commencent à s'aligner le long de la grande route. Le château de la Lorie et son avenue en étoile sont bien visibles à gauche. Les hachures du relief montrent le coteau qui domine la rivière et explique la position du village. Les hameaux sont toujours isolés dans la campagne.
Prochaine partie les photos aériennes de 1949, 1953, 1966, 1978.